J'avais souhaité attendre le Conseil National du 24 octobre avant de prendre ma décision. La stratégie d'autonomie, pour risquée qu'elle soit, donne une ligne claire de notre positionnement hors des clivages droite/gauche. Et je suis en accord avec ce choix car nous devons nous démarquer et rester indépendants, ce qui n'empêche pas de dialoguer pour le second tour en fonction de projets et de valeurs communes.
Revenue malade de Paris, je n'ai guère trouvé la force d'envoyer ma candidature que la veille de la date limite de clôture.
C'est donc fait. Après une mûre réflexion partagée avec ma famille et mes proches, j'ai pris conscience que mon engagement devait aller plus loin que mon militantisme en interne.
En effet, forte de mes expériences de vie associative, professionnelle, familiale et depuis plus de deux ans au sein du Mouvement Démocrate, je pense qu'il est temps pour moi de franchir le pas si je veux pouvoir être en situation d'influer d'une certaine façon sur le cours des évènements.
J'ai conscience qu'il faut une sacrée dose de naïveté pour imaginer que ma candidature -surtout en PACA- puisse être retenue, mais il était important pour moi de montrer que mon engagement avait pris un tournant que je voulais assumer : agir en me donnant les moyens d'agir.
Fille d'immigrés j'ai un sentiment de fierté à présenter ma candidature plus encore pour un Mouvement humaniste que je ressens profondément comme porteur d'un renouveau politique malgré ses imperfections.
Celles et ceux qui me connaissent savent que je suis une femme de conviction, qui aime communiquer, débattre mais surtout aider les autres au niveau qui est le mien, d'où mon engagement associatif de plus de vingt ans.
Je suis très sensible aux problèmes liés au logement (dans notre région c'est un facteur important d'exclusion), aux jeunes et à la préservation de la cellule familiale. Sur ce dernier point, le développement des familles mono-parentales et recomposées étant devenu un véritable phénomène de société, il me semble important d'intégrer ces nouvelles normes familiales pour ne pas les marginaliser.
La région PACA qui, plus encore qu'ailleurs, a subi la hausse des prix de l'immobilier, voit une réelle paupérisation des classes moyennes, des femmes seules et des jeunes qui ne peuvent se loger décemment. Je souhaiterais m'impliquer dans ces dossiers sensibles dans lesquels je peux apporter mon expertise de plus de quinze ans de terrain.
Nos jeunes font bien souvent leurs études dans notre région mais trouvent du travail ailleurs. Ce phénomène récurrent, faute d'emplois dans notre bassin régional, crée un déséquilibre familial et un vieillissement de notre population. Les jeunes partent souvent par nécessité et non par choix. Innover et anticiper leurs besoins et leurs attentes pourrait les inciter à rester dans notre région dès leur diplôme obtenu. Leur insertion dans la vie active en serait facilitée par la proximité avec leur famille et leurs amis.
Notre région, qui présente de vrais joyaux en terme d'environnement, doit être préservée et se projeter vers un avenir du mieux-vivre et du mieux-consommer afin de garder un éco-équilibre tant terrestre qu'en milieu marin. Je pense que cela passe aussi par une éducation dès le plus jeune âge, à l'école et au sein de la famille, afin que le « relais » des générations futures soit assuré. Sensibiliser les enfants à l'éco-citoyenneté, à leur rôle d'acteurs d'un futur qui leur appartient, par le biais de projets locaux, améliorerait les comportements de ces adultes de demain. Préparer aujourd'hui ce que l'on souhaite pour demain me semble évident.
Le secteur des services à la personne, où la demande est en forte croissance dans notre région du fait de flux migratoires constants de retraités, doit être encouragé et aidé pour anticiper des sollicitations grandissantes. La formation dans ce pôle d'activité pourrait générer des créations d'emplois non négligeables à terme.
Née à Marseille mais varoise depuis 32 ans, ma notoriété est certes très modeste car
locale (Hyères et sa région) de par mes implications associatives et professionnelles. Mais je pense que les nouveaux visages, les nouveaux noms peuvent au contraire « rassurer » d'une certaine façon un électorat blasé des « castings ». Les électeurs ont peut-être aussi besoin de se retrouver dans « Monsieur ou Madame Tout-le-Monde » qui a une vie comme eux, qui
pense comme eux, qui a les mêmes préoccupations qu'eux et ainsi mieux répondre à leurs attentes. C'est une démarche audacieuse mais certainement novatrice et qui peut réserver de belles
surprises. Et pour être «connu» il faut bien commencer à se présenter un jour...
Cet « autrement », auquel nous aspirons tous, passe à mon avis par le
non-cumul des mandats et donc le renouvellement de la classe politique. Des femmes et des hommes engagés, non pas pour faire de la politique leur métier ou un objet de pouvoir mais pour servir
l'intérêt général en consacrant le temps nécessaire à l'accomplissement de leur charge. Un mille-feuille de fonctions et de mandats nuit obligatoirement à l'efficacité et à l'engagement
promis.
Je pense qu'il est temps que des voies s'ouvrent pour des citoyens engagés ayant la
volonté de participer pleinement à la vie locale, pour qu'une génération différente s'implique en politique. J'espère que le Mouvement Démocrate qui a impulsé l'idée de faire « la politique
autrement » sera un moteur de ce changement nécessaire et « osera » proposer des personnalités inconnues du public. De nouveaux codes pour, peut-être, réconcilier les citoyens avec
la politique.
En résumé ma candidature répond à l'appel de François Bayrou en 2007 : « Le but principal du Mouvement Démocrate sera la naissance et la promotion d’une génération politique nouvelle ». Un beau défi que je souhaite relever, humblement mais avec détermination, pour préparer la nécessaire alternance de demain.
A
Depuis son élection, il a été assez habile à manipuler l'opinion, même quand les sondages le mettaient au plus bas. Son activisme à être sur tous les fronts a certainement séduit,
car il créait ainsi la rupture avec l'ère chiraquienne empêtrée dans un immobilisme de fin de mandat.
Quel mauvais procès
Certes le Ministre de la Culture a commis une faute lorsqu'il a fait sa déclaration en soutien à Roman Polanski : «...il y a une certaine Amérique qui fait peur » se
mêlant ainsi d'une affaire de justice d'un autre pays et sur laquelle nous n'avons pas à nous prononcer. C'était bien évidemment irresponsable surtout en mettant en avant tout le talent de
l'homme comme si nous n'étions pas tous égaux devant la justice, talent ou pas.

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