Europe... Une histoire d'amour...
Notre continent a pris le nom d'une jeune fille, Europe, qui a été
séduite et enlevée par Jupiter (Zeus) qui en était tombé éperdument amoureux.
Pour parvenir à ses fins et séduire la belle, le dieu de l'Olympe prit l'apparence d'un taureau.
Ovide relate cet épisode mythique dans les Métamorphoses
:
Extrait: « ...aussi, quittant l'appareil de sa toute-puissance, le maître des dieux, dont
la main est armée de flammes au triple dard, et qui, d'un signe, ébranle le monde, revêt la forme d'un taureau, et, confondu parmi ceux d'Agénor, il mugit et promène sur le tendre gazon ses
formes gracieuses. Sa blancheur égale celle de la neige qui n'a pas encore été foulée par le pied du voyageur, ni amollie par le souffle humide de l'Auster ; son col est droit et musculeux, son
fanon pend à longs plis sur sa poitrine ; ses cornes sont petites, mais on les dirait polies par la main de l'artiste, et leur éclat efface celui du plus pur diamant ; son front n'a rien de
menaçant, son oeil rien de terrible ; la douceur règne dans tous ses traits. Emerveillée de sa beauté, la fille d'Agénor s'étonne qu'il ne respire pas les combats ; cependant, malgré sa douceur,
elle n'ose d'abord le toucher ; bientôt elle s'approche, et présente des fleurs à sa bouche aussi blanche que l'ivoire. Son amant tressaille de joie ; en attendant le bonheur qu'il espère, il
baise les mains d'Europe. Ah ! c'est à peine s'il peut maîtriser les transports de son impatience ! Tantôt il joue et bondit sur la verte prairie, tantôt il se couche et fait éclater sur le sable
doré la blancheur de ses flancs. Peu à peu rassurée, Europe flatte de sa main virginale la poitrine qu'il présente à ses caresses, et enlace ses cornes de guirlandes de fleurs ; enfin, la fille
d'Agénor, ignorant quelle est sa monture, ose se placer sur son dos. Alors le dieu, s'éloignant de la terre et de l'aride rivage, plonge insensiblement un pied trompeur dans les flots qui le
baignent ; bientôt il s'avance et emporte sa proie au sein des mers. Europe, tremblante, cède à la violence de son ravisseur, et tourne ses regards vers le rivage qui fuit ; sa main droite tient
la corne du taureau, la gauche s'appuie sur son dos, et les plis onduleux de sa robe flottent au gré des vents. »
Cet épisode est illustré par la pièce de 2 € grec. Voir sur le site de la
BCE .
Thierry P.
Par force_hyeres
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