Blog de soutien au Mouvement Démocrate et à François Bayrou. Ça discute aussi de Hyères, du Var et d'ailleurs...
Excuse-moi, Alain, de te consacrer une page de mon blog sans t'en demander l'autorisation, mais je m'autorise ce droit, ce besoin.
On se connaît depuis combien d'années déjà? 15 ans? 20 ans?...en tout cas depuis suffisamment longtemps pour savoir que ta réserve naturelle et ta modestie qui va avec, en prendront un coup.
Qu'importe!
Je veux te dire, combien tu peux être fier de toi. Fier de toi, en tant qu'homme, qu'ami, qu'époux . Mais aussi fier du père que tu as été, proche de tes enfants comme aucun père ne le sera peut-être jamais, surtout avec ton fils que tu as soutenu des heures et des heures durant, dès sa plus tendre enfance, avec un acharnement démesuré pour lui tracer un chemin que la vie était loin de lui avoir réservé. Et le voilà, au bout de prestigieuses études que bien des enseignants sur son sillage n'auraient jamais envisagé pour lui. Tu as accompli bien plus que le devoir d'un père et si l'on ne te l'a jamais dit, tu as dès lors suscité une vive admiration de tous tes amis et de ta famille. Tu as été le ciment d'une famille que tu as placé au-dessus de tout. Nul besoin pour toi de te raccrocher à une passion sportive ou artistique ou à tout autre engagement extra-familial. Tu as tissé ton cocon soigneusement. Ta vie s'est tournée toute entière vers tes proches, ta femme et tes enfants. Leur bonheur suffisait à construire le tien. Tout doucement, obstinément, avec amour, honnêteté et gentillesse, tu as bâti un univers si solide, si vrai, qu'on l'aurait pensé éternel, tant les fondations étaient solides.
De ces univers si beaux à voir que les meilleurs amis auraient pu jalouser. Tu as bâti ce qui a toujours été un exemple pour nous tous, la bande de l'amicale des parents d'élèves, devenus tes amis pour la vie.
Je me souviendrai toujours de la joie qui se lisait sur ton visage lorsque je t'ai trouvé la maison de tes rêves, on aurait dit un enfant à qui on faisait le plus beau des cadeaux! Combien d'heures as-tu passé à la rénover avec les copains, durant les week-end, les vacances, esquinté mais heureux de bichonner le nid que tu avais rêvé pour les tiens?
C'était la maison du bonheur .
Cette même maison qui souffre tant aujourd'hui. Elle pleure et t'appelle, et tu ne réponds pas. Tu ne réponds plus. Tu l'as abandonnée, malgré toi, malgré tout l'amour que tu avais encore à lui donner, à elle, à Brigitte, à Christophe, à Caroline...et à nous tous.
Chantal