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Blog de soutien au Mouvement Démocrate et à François Bayrou. Ça discute aussi de Hyères, du Var et d'ailleurs...

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Semaine de l'Europe : Contribution 2

Quel premier " Président " pour l'Union Européenne ? ... Et pour quelle Europe ? 1er épisode: les 2 Europes possibles

 

 

Le Parlement Européen - Strasbourg

La construction européenne est trop lente dans un monde qui bouge de plus en plus vite.

Mais en plus elle est encore plus ralentie depuis la division de ses dirigeants nationaux sur la Guerre en Irak. Et elle a été pétrifiée par le vote négatif des Français (et des Néerlandais) pour la Constitution, rédigée notamment par un Français, Valéry Giscard D'Estaing !

Et cerise sur le gâteau, la fin de l'axe entre Paris et Berlin et les brouilles et incompréhensions de certains membres de l'U. E. sur l'Union Méditerranéenne, tuée dans l'oeuf par Angela Merckel, ont rajouté de l'huile sur un feu qui couvait déjà ! Et cela a dopé la division.

La saine et clairvoyante vision commune Franco-allemande (des ennemis d'hier) a vaguement été remplacée par une connivence ambigüe entre la France de Sarkozy et le Royaume Uni de Blair ( des alliés d'hier). C'est irresponsable, car cette alliance improbable et utopique de 2 pays après trois terribles guerres était un modèle fortement symbolique dont l'aura éclairait et illuminait la construction européenne.

Premier exemple: le choix de notre premier Président de l'Union Européenne, quand les 27 pays membres auront ratifié le Traité européen de Lisbonne.

Bon d'accord ce ne sera "que" le Président du Conseil de l'U. E., donc pas encore un Président élu au suffrage universel par tous les citoyens.

Mais c'est un début de visibilité et un pas vers une indispensable unité future !

Petit rappel: le Conseil Européen (à ne pas confondre avec le Conseil de l'Europe - 47 membres, donc presque tous les pays d'Europe - près de 750 millions d'habitants -, dont la Turquie qui appartient à toutes les instances européennes depuis longtemps, et sans le Kossovo qui vient de "naître") réunit les chefs d’Etat ou de gouvernement des Etats membres et le président de la Commission, assistés par les ministres des Affaires Etrangères et par un membre de la Commission européenne (le plus souvent le Commissaire chargé des relations extérieures ).

En France, nos élections nationales de 2007 et 2008, qui vont se terminer avec les sénatoriales dans quelques mois, ont caché cet enjeu vital pour environ 500 millions d'Européens.

Enjeu qui va orienter notre avenir.
Soit vers une Europe:
- vaguement réunie sur des enjeux uniquement économiques; et de plus en plus ultra-libérale, façon USA de G. W. Buch, même après son remplacement par un nouveau Président en novembre,
- alignée sur la géopolitique et la géostratégie étatsuniennes, et les finançant,
- indifférente ou hostile au dialogue des civilisations et repliée sur elle-même,
- remettant au goût du jour la torture, comme cela se fait aux USA depuis 2002 où elle est à nouveau appliquée (à condition qu'il n'y ait pas destruction d'organes !!!) et réintroduisant un jour la peine de mort.
- pillant les ressources et exploitant durement la " matière humaine " des pays faibles pour le profit de quelques uns dans les pays forts,
- complètement irresponsable et désinvolte vis à vis de l'écologie et des enjeux majeurs dans la relation santé-environnement: OGM, nucléaire, additifs chimiques en tout genre, nanotechnologie débridée ... etc.

Ou vers une Europe:
- constituée en unité politique majeure devenant provisoirement la première puissance mondiale, tournée vers la défense de la Civilisation (pas d'un modèle de civilisation obligatoirement et uniquement européen ) et repoussant la barbarie, qu'elle soit d'Etat ou individuelle,
- porte parole d'une troisième voie politique régionale et mondiale, avec un équilibre entre le social et l'économie par exemple, incarnée par les différents partis démocrates dont le Mouvement Démocrate, en France, notamment; cela redonnera une espoir, une visibilité pour l'avenir alors qu'actuellement l'inquiétude ou la morosité prédominent dans l'opinion publique européenne;
- instigatrice du dialogue des civilisations et actrice principale et déterminée dans la résolution équitable des conflits en Europe, en Méditerranée et ailleurs.
- phare culturel, technologique et scientifique mais dont les créations et découvertes sont tournées vers une évolution humaniste de l'Humanité,
- Moteur d'un développement durable et de la transformation des consommateurs décérébrés en "consomacteurs" vigilants et soucieux de l'avenir de leur planète sur les plans humains et écologiques: afin d'apprendre rapidement à tous bien vivre ensemble et consommer autrement.

Voilà des enjeux et des orientations qui découleront du choix de la personnalité qui va présider l'Europe.
Nous aurons la grande Europe des Valeurs ou la petite Europe des valeurs boursières !

Avons nous un candidat providentiel réunissant toutes les qualités pour nous orienter vers la première: l'Europe humaniste, écologiste et socialéconomiste ?

En tout cas, ce n'est certainement pas Tony Blair !

A suivre !


André Minetto (Nice)

http://www.nicedemocrate.com/

 

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J
J'ai horreur de faire dans "la langue de bois", ne fut-elle qu'à des fins politiques: aussi en premier lieu, je tiens à souligner certains aspects caricaturaux voire carrément démagogiques de cette comparaison entre deux visions certes très opposées de l'Europe: s'il vous plait, qu'on arrête de parler de l'exportation de la torture (cf sans doute Gantanamo) ou de la peine de mort en Europe et en particulier en France!!! Il y a eu des prises de consciences indéniables dans l'esprit européen, du fait sans doute de son Histoire - bien plus riche que celle des Etats-Unis -, et je pense que nul ne reviendra là-dessus. Qu'on ne brandisse pas, même implicitement, non plus le spectre d'une nouvelle guerre avec l'Allemagne: à ce jeu là, il me semble qu'on sombre dans le ridicule...<br /> <br /> Mais force est de reconnaître que si cet article est assez - et peut-être volontairement - caricatural, il n'en ressort pas moins un certain nombre de vérités ... pour le moins inquiétantes.<br /> <br /> L'axe historique et privilégié franco-allemand de la construction européenne est depuis un an, et malgré les efforts de tant de Chefs de l'Etat français, sur le point de se rompre. Et la faute n'incombe assurément pas à Angela Merckel... Nicolas Sarkozy, malgré quelques "tutoyages récents - et peut-être malvenus par ailleurs, adressés à la chancelière allemande quitte à la confondre avec un quelconque pêcheur du Guilvinec - préfère visiblement aujourd'hui privilégier un axe franco-anglais, et forcément dans la continuité un axe atlantiste. Il s'agit là d'un changement radical de la politique européenne telle qu'elle a pu être menée en France depuis plusieurs décennies. Quitte à voir le Général de Gaulle se retourner dans sa tombe...<br /> <br /> Je pense personnellement que l'alignement français sur les US, même s'il pourrait être la source de nombreuses économies, en particulier si l'on se réfugiait définitivement sous le parapluie de l'OTAN, est une erreur. Et ce pour plusieurs raisons:<br /> <br /> - le modèle économique des US apparaît de plus en plus comme largement dépassé. Avec au moins dix ans de retard, c'est le rêve américain que notre Chef d'Etat a voulu nous impulser: inciter chacun à accéder à la propriété, "travailler plus pour gagner plus", bref deux des principales composantes du désormais trop célèbre "paquet fiscal". La crise économique et financière aux Etats-Unis nous démontre en revanche chaque jour que ce modèle n'est pas (ou n'est plus) viable, ... peut-être tout simplement parce qu'outre la médiocrité sociale qu'il offrait (métro-boulot-dodo, et je paye mes dettes pour rembourser mon emprunt immobilier), la spéculation financière, l'inconscience de quelques-uns a pris le dessus sur lui.<br /> <br /> - dans la tradition du Gaullisme, la France demeure et demeurera toujours je crois un pays qui ne se voudra jamais être le simple "serviteur" d'une puissance dite "supérieure".<br /> <br /> Alors, pourquoi vouloir copier un modèle qui a déjà fait preuve - et très largement - de ses failles?! Peut-être tout simplement parce qu'il est difficile de revenir en arrière, sauf à se renier soi-même...<br /> <br /> D'un autre côté, l'Europe des "valeurs" paraît constituer un horizon magnifique. Mais ne nous leurrons-pas tout de même: il existe d'importantes différences de niveau de vie entre les 27 pays qui constituent aujourd'hui l'Union Européenne. D'importantes différences culturelles aussi (et je pense en particulier à l'influence que peuvent avoir les USA sur des pays tels que le Royaume-Uni ou la Pologne). Tout ceci contribue à créer une "Europe des résistances". Tant que ces résistances ne seront pas vaincues, je vois mal comment pourrait émerger une "Europe des citoyens", c'est à dire concrétisant cette Europe des valeurs à laquelle nous MoDem nous aspirons tous je crois. En ce sens, la volonté du Président Sarkozy de vouloir ramener le Royaume-Uni au coeur de l'Europe n'est pas foncièrement à critiquer je crois. A condition toutefois que cela ne se fasse pas sous la condition - ô combien facile - d'alignement atlantiste. A condition aussi que cela ne se fasse pas au détriment du couple franco-allemand, du fait notamment de maladresses qui auraient facilement pu être évitées (je pense en premier lieu à la revendication de "qui" a libéré les infirmières bulgares, de "qui" a permis l'instauration du traité simplifié, ou plus simplement des querelles franco-allemandes au sujet du nucléaire lybien).<br /> <br /> Le Royaume-Uni a - et je crois doit - avoir sa place au sein de l'Europe. Mais au sein d'une Europe indépendante, au sein d'un monde multipolaire. Et surtout en aucun cas, et ceci ne serait qu'un "enfantillage" désastreux pour l'avenir de tout le monde, aucune querelle d'égo ne doit voir le jour en Europe! Le couple franco-allemand a toujours fonctionné sur la base d'un équilibre. A notre Chef de l'Etat à bien en appréhender tous les tenants et les aboutissants, ... quitte à vraiment "changer" une bonne fois pour toutes!
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J
Merci Chantal pour cette initiative trés intéressante et pleine d'enseignements.Le Modem a de belles références. Développons ce "Vivre Ensemble" tant nécessaire à l'Europe. Cordialement
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T
@ André, heureusement que tu nous laisses le choix ! <br /> <br /> J'aurais pour ma part une idée sur le "candidat" le plus à même de porter les Valeurs que tu rappelles fort à propos. <br /> Un indice : il est né le 9 décembre 1954 à Redange-sur-Attert.<br /> @micalement
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A
La construction de l'Europe est un moment unique dans l'histoire: un regroupement d'Etats voulu per des utopistes visionnaires qui ont commencé à concrétiser leur rêve. Saurons nous achever leur oeuvre ?<br /> 2 directions antagonistes s'offrent à nous. Le MoDem, seul parti réellement Européen en France, doit tout faire pour entraîner le peuple Français vers la seule direction digne de l'Europe.<br /> C'est ce que tu contribues à faire avec ta semaine de l'Europe. Bravo Chantal !<br /> Amitiés.
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F
Merci André pour cette contribution. J'au beaucoup aimé : "Nous aurons la grande Europe des Valeurs ou la petite Europe des valeurs boursières !". Amicalement, Chantal
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