Blog de soutien au Mouvement Démocrate et à François Bayrou. Ça discute aussi de Hyères, du Var et d'ailleurs...
Le militantisme en politique c'est avant tout s'engager. S'engager pour défendre une cause, des valeurs, un projet de société. Ce sont des individualités qui décident de s'impliquer en toute liberté, soit après un cheminement intellectuel, philosophique ou idéologique, soit par une prise de conscience suscitée ou subite (et non subie). On ne peut tous être égaux face au militantisme, même si l'on partage les mêmes idées et que l'on vise un même but.
Autant d'individus, autant de situations personnelles différentes, familiales, professionnelles, conjoncturelles. On ne peut donc définir un militantisme holistique. Les raisons de militer, de penser, d'agir, de réagir sont différentes que l'on soit un homme, une femme, un jeune, un sénior, un actif, un retraité, etc... Autant de vies, de sensibilités, de compétences, d'intelligences, qui se mêlent, se confrontent, s'affrontent et parfois se déchirent pour cependant souhaiter atteindre les mêmes objectifs. L'individualité des militants ne peut être un élément déterminé donc abouti. Une individualité tend à s'émanciper, à approfondir, à analyser et à agir en conséquence en tenant compte d'un environnement social et économique. Il ne peut donc y avoir un archétype du militant que l'on utiliserait ou pour qui l'on déciderait une trame unique d'engagement.
Inévitablement, le risque d'accaparement de certains oligarques d'un système uniréférentiel est bien réel.
Le Mouvement Démocrate, nouveau parti, ouvrant un espace prometteur, peut attirer des tentations d'uniformiser un « schéma militant ». Etre un citoyen actif peut se décliner sous plusieurs formes. L'action peut être tout aussi efficace dans la réflexion et dans l'observation.
La condition de militant doit être conjuguée avec une liberté d'expression, de réflexion, d'action qui ne soit aliénée et conditionnée par aucun rapport de dépendance, sauf au respect d'autrui et des textes fondateurs.
Il est donc important, à mon sens, de veiller à ne pas glisser vers un assujettissement du militantisme au Mouvement Démocrate, en pré-définissant un cahier des charges des obligations de faire ou de ne pas faire, de dire ou de ne pas dire.
Pour cela, il appartient à chacun, de se désapproprier le Modem comme étant « sa chose » à tel point que l'on en oublierait ce qui en fait sa richesse : sa diversité et sa nouveauté.