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Blog de soutien au Mouvement Démocrate et à François Bayrou. Ça discute aussi de Hyères, du Var et d'ailleurs...

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Le Prince Charmant

Cette figure idyllique, cette figure fanstasmagorique, intrinsèque à tout coeur féminin, cette figure n'est-elle que désincarnation humaine, sublimation sentimentale?

Poser la question, c'est y répondre: le Prince Charmant s'accomplit, se réalise, se matérialise, et enclos de ses griffes charnelles les coeurs éperdus de fantasmagories romanesques... Mais voilà, ces idylles ne peuvent être que fugaces et périssables...

Eh oui, hélas! Le Prince Charmant libidineux recèle en sa personne, en son personnage, ce versant obscur se nommant désenchantement, désabusement, désappointement, désespérément pour la crédule.

Cette figure féérique, nous la connaissons tous. Prince Charmant, Prince Charmeur, ce Prince peut se retrouver là où l'esprit humain le présage le moins.

Je vais vous démontrer en quoi ceci est vrai, et pour la sorte, il convient d'appréhender la signification de «Prince Charmant».

Le Prince est ce «Princeps» romain: le premier d'entre nous, le leader. Le Prince Charmant n'est autre qu'un charme extériorisé, un charisme. Le Prince Charmant est avant tout le premier d'entre nous, homme charismatique et séduisant.

Oui! Le Prince Charmant du XXIème siècle se réalise par la figure du Princeps charismatique. Une illustration suffira à vous faire prendre conscience de la représentation moderne du Prince Charmant.

Liminairement, il convient de souligner le fait que bien que modernisé, la figure du Prince Charmant enferme toujours «per se» cette part de déconvenue effrayant des ardeurs embrasées.

Voici l'histoire d'un Prince Charmant, contemporain, dont le charisme ne put suffire à prévenir la sénescence de son amourette:

«Il était une fois un petit Prince (non ! Pas l'innocent enfant-Prince de notre cher Saint-Exépury), un petit Prince que la nature n'eût point incliné, au regard de la médiocrité de sa physionomie apparente, à endosser la fonction de Prince Charmant.

Qu'importe ! Notre homme voulait être Prince, qui plus est Charmant, alors il le sera ! Et pour cela, le charme s'opèrera non pas sur une femme (banale prise de tout Prince), non !

Notre Prince était d'une ambition sans borne, borné par sa seule ambition... Il entreprit d'affrioler, de séduire tout un peuple, une Nation toute entière !

Mais comment faire pour s'arracher de son physique encroûté, et ainsi charmer et courtiser non pas quelques unes, ni quelques uns, mais tous ?! Le charisme était l'unique remède...

Il fallût parler fort, taper fort, parader décomplexé, exhiber son ambition sans limite, et flatter le peuple...

Non, ne vous détrompez pas, ce Prince-là n'avait pas suivi les préceptes de Machiavel, mais exclusivement, car cela suffisait ainsi, sa volonté princière! Son ambition royale! Sa démesure impériale !

Alors, la Nation s'enivra de cette toquade pour notre Prince Charmant, de ses palabres divins, de ses gesticulations fastueuses...

Le plus beau dans l'amour, c'est l'attente...Et qu'est-ce qu'elle fût belle cette attente! Une osmose éthérée entre le Prince et la Nation pour les ébats de demain, une pléïade de promesses passionnées, toutes glissées dans les tréfonds de la poitrine de la Nation, alors à conquérir! La Nation était couchée sur un lit de roses...

Notre Prince trouvait les mots justes, les attentions judicieuses pour cette Nation trop longuement bernée par des lendemains amoureux qui déchantent.

Ca sonnait juste!

La belle, cette Nation attristée de déchirements sentimentaux, la belle voulait y croire! Devait y croire!

«Plus jamais comme avant» lui sussurrait alors le thaumaturge. Cet amour-là serait différent, que dis-je? irréprochable!

De telles paroles auraient pu paraître fausses, mais venant de notre Prince... comment pût-il en être ainsi?

Depuis si longtemps, Marianne, cette Nation abandonnée aux bras d'un rustre célibat, si longtemps Marianne n'avait-elle plus goûté à de tels chambardements du coeur ! Mais Marianne allait tomber de Charybde en Scylla...

L'idylle amoureuse commenca.

Les fiancailles eurent lieu le jour même de l'intronisation solennelle du Prince au titre de Princeps, bien que le titre n'était rien au regard de l'ambition demeurée intacte de notre Prince.

Puis soudainement, l'idylle, cette romance si attendue et si prometteuse, se muta en une caricature des infortunes amoureuses que Marianne, cette Nation pourtant si belle, dû endurer auparavant, ces déceptions qui l'avaient conduite aux nombreuses luttes intestines...

Les promesses de notre Prince, jusqu'alors Charmant, furent oubliées, rejetées, ironisées au détour d'une réplique à la Nation... Tout cela n'avait été rien d'autre qu'un pathétique serment d'ivrogne...

«Que de naïveté!» condamnait Marianne à son égard. Le chargrin était immense, les plaies pansées, réouvertes...

La désillusion sentimentale, l'espérance d'un amour fusionnel, cette fois enfin réalisé, la perspective superbe du couple en devenir, tout ceci se brisa devant les yeux innocents de Marianne.

 

Davantage de souffrances vinrent par l'attitude de notre Prince jusqu'alors Charmant: Marianne n'était plus l'unique coeur à prendre pour notre Prince. Celui-ci n'hésita pas à commettre l'irréparable aux yeux de Marianne alors respectueuse de ses fiancailles...

 

L'adultère à la Nation !

 

Une femme rentrait subrepticement dans le coeur du Prince! Marianne fût alors reléguée au statut de témoin, témoignant de son statut de femme trahie...

 

Notre Prince, cependant, ne pouvait s'écarter de sa figure de Prince Charmant et allait jusqu'à la peaufiner: après avoir démontré burlesquement le versant obscur de sa personne, il confirma ses origines en se retirant avec sa nouvelle dulcinée en lune de miel dans un pays féérique, où l'on narre des contes pour sembler heureux.

 

Son charme n'était plus charisme mais plaisir personnel, sa dulcinée n'était plus la Nation, mais une femme toute ordinaire.

 

Les voyages ne pouvaient rassassier notre nouveau couple princier, ceux-ci alors s'accumulèrent avec autant de propension que s'accumulaient la tristesse incommensurable de Marianne, impotente et condamnée à silence, et soumise de par ses engagements.

Marianne, échaudée, n'avait-elle pas craint la douche froide prévue par notre Prince?

 

Pourquoi une telle naiveté? Comment l'intelligence de Marianne n'avait-elle pas pu prévenir ces déconvenues si grotesques et attendues?

 

Notre Prince, notre Prince Charmant...c'était parce que c'était lui, et sa faculté de persuasion, ses promesses toutes plus belles les unes que les autres, son charisme, cette sensation qu'il était différent...

 

Que nenni ! Marianne déplorant sa désillusion et se condamnant pour sa naÏveté, cette histoire nous apprend une loi universelle à tout Prince Charmant:

 

La rupture amoureuse promise par un Prince Charmant ne peut être qu'éphèmère, avant que le mythe ne se brise...»

 

 

A. P., étudiant, 22 ans.

 

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F
Oui Gilliane, point besoin du poids des ans parfois...et ta petite idée est la bonne: Bises
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G
Ne dit-on pas....la valeur n'attend point le nombre des années ? Bravo A.P. j'ai ma petite idée quant à son lien de parenté...telle mère, tel fils.<br /> Bisous
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