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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 23:22

La question peut surprendre et même faire sourire tant le scénario Sarkozy-candidat semble connu  de tous. Personne ou pas grand monde n'imagine qu'il pourrait renoncer, ni dans  son entourage, ni parmi ses adversaires (ou presque), ni même dans les médias. Cette hypothèse repose toutefois sur différents points :

Déjà, il y a deux ans, Carla Bruni-Sarkozy, envisageait elle-même que son époux ne soit pas candidat à sa propre succession. Elle déclarait alors : « En tant qu'épouse, comme ça, dans l'intimité, un mandat pour Sarkozy ça me suffirait » .

Depuis, il y a eu la petite Giulia qui, bien que pitchounette, pourrait peser dans la balance d'un équilibre familial auquel le « jeune » couple pourrait légitimement aspirer.

Nicolas Sarkozy est un homme de pouvoir et il a tout fait pour y arriver. Il a travaillé avec acharnement et  énergie, et ça on ne peut pas le lui enlever. Mais arrivé au sommet de l'Etat, le pouvoir l'a grisé et il a étalé outrageusement sa réussite par son côté bling bling à en écœurer ceux-là même qui l'ont suivi et soutenu. Il n’a pas su mener les réformes comme il s’y était engagé, faisant souvent un pas en avant et deux pas en arrière.

Nicolas Sarkozy, très bas dans les sondages, n'aura pas un bilan positif à présenter aux français. Même si la crise au début de son mandat ne lui a pas facilité les choses. Mais sa mesure-phare, la « loi TEPA » avec en vedette le fameux bouclier fiscal (supprimé depuis) n'a fait qu'aggraver la situation.  Il devra donc se lancer pour un face à face avec les français qui se sont sentis trahis, malmenés, divisés, méprisés sinon pire. Il aura à affronter son image dans les yeux de celles et ceux qui lui ont donné leur confiance et leurs espoirs. Il sera devant ses juges, les électeurs, qui ne seront plus dupes de fausses promesses données à coup de slogans mensongers. Il y a un monde entre la France de 2007  et celle de 2012. Il le sait.  Il était conquérant d'un peuple presque acquis d'avance. Il sera demain un candidat dépourvu de sa superbe, de ses fausses certitudes, et dont le costume de Président  a été trop grand pour lui.

L’affaire Karachi liée aux ventes d’armes au Pakistan et à l’Arabie Saoudite dans les années 90  semble toucher de près l'actuel Président. Si l'enquête  donne des éléments probants impliquant le chef de l'Etat, comment pourrait-il solliciter les suffrages des français  sans risquer un revers  qui mettrait un terme à sa carrière politique ?

Il semblerait qu'il ait l'intention d'écrire un livre et de se mettre à nu . Sans doute un mélange de mea culpa et de justifications pour redorer son image et  mieux revenir en 2017 ?

On peut donc imaginer que Nicolas Sarkozy se mette au vert le temps d'un quinquennat, profitant de sa famille ou postulant à une haute fonction au niveau européen ou international.

On ne s'étonnera pas si ses ambitions dépassent nos frontières.

Les  candidats à sa succession ne manqueraient pas. Fillon, Coppé ou encore Juppé. Ce dernier a quand même évoqué à mots à peine couverts qu'il pourrait se présenter si Sarkozy n'y allait pas . Il s'est toujours dit disponible si les circonstances l'exigeaient. A-t-il un pressentiment ou des informations lui laissant penser  que c'est possible pour lui ?

De plus, Nicolas Sarkozy aurait évoqué recemment la possibilité d'une défaite , est-ce bien la posture d’un futur candidat  que d’imagier la défaite avant d’entrer en campagne. Comment un capitaine peut-il prendre la mer s’il pense au naufrage ?

Si c’était le cas, le premier bénéficiaire en serait certainement François Bayrou qui capitaliserait une grande partie des votes de la droite modérée et du centre-droit. Et alors l’élection présidentielle aurait un tout autre visage…

Qui sait ? Après tout, n'était-ce pas Nicolas Sarkozy lui-même qui disait en 2007 : « Tout devient possible » ? En 2012 on pourrait dire : « Tout est devenu possible » !

On a eu le coup de théâtre DSK, aura-t-on celui de Nicolas Sarkozy ?

 

 

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Par Chantal Portuese - Publié dans : Présidentielle2012 - Communauté : Mouvement Democrate
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 21:24

                     1Bennahmias_Hongrie_638_303.jpg

 

Jean-Luc BENNAHMIAS, Député Européen de la circonscription Sud-Est, Vice-Président du Mouvement Démocrate, nous fait l'honneur et  l'amitié de lancer la campagne de François BAYROU dans le Var. Il a choisi Hyères-les-Palmiers connue pour la richesse de son patrimoine environnemental et son économie en grande partie agricole.

Cette  rencontre publique ouverte à tous sera l'occasion d'échanger et de débattre sur les enjeux de la campagne présidentielle. Jean-Luc BENNAHMIAS nous livrera ainsi sa réflexion et son analyse sur la situation de notre pays face à la crise ainsi que les orientations de François BAYROU pour un autre modèle de société. 

Il sera  donc heureux de vous rencontrer :

Le lundi 30 janvier à 19h00

La Coupole

11 rue soldat Bellon à Hyères , Tél : 04 94 12 88 70

Plan : La Coupole

Je vous invite à me confirmer votre présence  par retour de mail : modem.var@laposte.net

 (et  signaler si vous participerez au repas à La Coupole, choix de carte ou menu )

 

VENEZ NOMBREUX !

Et relayez à vos amis et contacts 

 

 

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Par Chantal Portuese - Publié dans : Bayrou2012 - Communauté : Mouvement Democrate
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 09:59

C'est samedi que se tenait à Paris le premier forum d'une série de cinq qui seront échelonnés jusqu'au 4 mars prochain. 

Sur cette page, vous trouverez le discours d'ouverture, les interventions lors des tables rondes ainsi que le discours de clôture. Environ 800 personnes ont assisté à ce forum : militants, sympathisants, mais aussi beaucoup de réprésentants et acteurs de la société civile : chefs d'entreprises, associations, etc. 

Retrouvez l'intégralité du  1er Forum  : ici 


Rappel des rendez-vous fixés pour ces 5 forums :


Le 1er : "Urgent et durable : le développement de la France" : (a eu lieu samedi 14 janvier)


Le 2ème  : "Il n’est de richesses que d’hommes" : instruire, éduquer, former : Samedi 4 février


Le 3ème : "Le nouveau contrat social" : sécurités et solidarités :  le samedi 11 février


Le 4ème : "Le nouveau contrat démocratique" : le samedi 25 février


Le 5ème: "Une nouvelle Europe pour un nouveau monde" : dimanche 4 mars 

 

 

 

 

 

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Par Chantal Portuese - Publié dans : Bayrou2012 - Communauté : Mouvement Democrate
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 23:19
Par Chantal Portuese - Publié dans : Bayrou2012
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 09:33
Que cette nouvelle année vous remplisse de petites et grandes joies, qu'elle vous permette de réaliser vos projets des plus simples aux plus improbables, que vous soyez heureux entourés et aimés, que la santé soit votre meilleure amie et n'abandonne aucun de vos proches, que le bonheur des autres vous comble plus encore que votre propre bonheur !
Soyez heureux et rendez heureux, belle année 2012 ! 

 

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Par Chantal Portuese
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 14:21
Par Chantal Portuese - Publié dans : Bayrou2012 - Communauté : Mouvement Democrate
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 21:30

Juste regarder  (jusqu'à la fin!) et se laisser envoûter...

 


 

 

 

 

 

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Par Chantal Portuese - Publié dans : Ailleurs
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 22:35

C'est la surprise de cette fin d'année politique : François Bayrou.

Si sa candidature était un faux suspens, rares, en dehors de ses fidèles soutiens, étaient ceux qui ont cru au retour en force du 3ème homme de 2007.

C'est décidément une habitude chez le béarnais : surprendre là où on ne l'attend pas, bousculer le jeu politique et mettre à mal tous les pronostics des pires et meilleurs experts sur son compte. Il n'est jamais aussi présent que lorsqu'il a été absent. Ses traversée du désert sont autant de sources d'inspirations, de maturité et de prise de distance avec l'actualité et les enjeux de société.

Crédité de 6% des intentions de vote en septembre, il a atteint les 14 % quelques jours seulement après sa déclaration de candidature. Un score à deux chiffres que lui-même n'espérait pas avant janvier, prenant ainsi une avance confortable. Il 'a jamais été aussi haut dans les sondages à la même période lors des présidentielles de 2002 et 2007.

De plus, sa cote de popularité a progressé de 7 points en décembre par rapport à novembre, avec 64% de bonnes opinions. Il dépasse ainsi François Hollande, qui a reculé de 3 points avec 57% de bonnes opinions.

 

Comment expliquer cette percée ?

Tout d'abord le moment choisi pour se déclarer candidat : il a attendu la fin des primaires socialistes qui ont capté l'attention d'une grande partie des français pour cet exercice démocratique qui constituait une première en France. Certes, les débats semblaient parfois convenus mais la nouveauté de l'exercice a suscité un intérêt tel que l'espace médiatique était réduit pour tout autre candidat. Cette polarisation sur les primaires lui a permis de préparer son entrée en campagne avec soin et dans la sérénité qui le caractérise. On a ainsi pu observer que les premiers soutiens arrivaient et l'Université de rentrée du Mouvement Démocrate a été fondatrice d'une certaine façon dans cette nouvelle attention.

Ensuite il y a eu le retrait de Jean-louis Borloo laissant ses équipiers orphelins d'un projet que leur champion voulait défendre sans s'émanciper pour autant de la sarkozie (mais tout en essayant de faire croire le contraire). Cet abandon (prévisible) a mécaniquement profité à François Bayrou qui a ainsi conforté sa position de seul représentant crédible d'un centre indépendant.

La candidature d'Hervé Morin en décembre est apparue quasi-transparente surtout avec le peu de soutiens recueillis dans son propre camp. Le manque de charisme, le peu de crédibilité d'une indépendance face au pouvoir en place qu'il a servi et cautionné durant près de trois ans, ont accentué la constance et la fiabilité du candidat Bayrou.

Pendant ce temps Nicolas Sarkozy, sans bilan, piétine dans les sondages alors que Marine Le Pen plafonne, en tout cas pour l'instant. Le Président sortant, au moment de rendre des comptes risque fort d'être « Zapateroisé » . Certains cadres de l'UMP le savent et tournent leur regard vers celui à qui l'actualité a donné raison sur sa vision et le cap qu'il traçait déjà en 2007.

Outre le fait que François Bayrou a été le premier à pointer la question de la dette et des comptes publics depuis des années sans avoir été entendu, il a su mobiliser ces derniers mois autour d'un thème fédérateur largement pompé par ses adversaires : « produire en France ». C'est sûr qu'avoir raison avant les autres, ça inspire...

L'homme est tenace, il trace sa route sans céder à la facilité d'effets d'annonce, de fausses promesses ou de communication outrancière.

Indépendant, insoumis au système, déterminé, aguerri après une traversée du désert, il intéresse désormais au-delà du centre, au-delà des partis et des sensibilités religieuses ou philosophiques.

Les chances pour François Bayrou d'être au second tour sont à égale distance de celles de Marine Le Pen, sauf que lui aurait de grandes chances de l'emporter.

Les français reconnaissent en lui un homme honnête, étranger à toute corruption ou affaire indélicate. Et ça les rassure.

 

Comment ne pas gaspiller ce capital d'intentions de voix ?

S'il est vrai que la progression des sondages en faveur de François Bayrou, le mettant au centre du jeu, est prometteuse, il ne faut pas pour autant la prendre pour acquise. Souvenons-nous que Jean-Pierre Chevènement en 2002 qui a terminé à moins de 6 % alors qu'il a été longtemps le 3ème homme avec un score à deux chiffres. Rien n'est jamais joué, dans un sens comme dans l'autre.

Le fait d'être incontournable présente bien des avantages mais a également ses inconvénients. Cela crée une satellisation de nouvelles forces mais cristallise les attaques et les manœuvres (cf. sondages la veille du 1er tour en 2007 en faveur de Le Pen). Donc une vigilance accrue devra être de mise à tous les niveaux de responsabilité. Même -et surtout!- la « responsabilité  militante ». Chaque intervenant ou participant devra être clair, cohérent, pédagogue dans l'argumentation et la présentation du programme. Ne pas jouer les victimes, les offusqués ou les incompris. Rester sur une ligne et s'y tenir en expliquant et non en attaquant. Faire une campagne digne sera la meilleure réponse à d'éventuelles attaques. Se concentrer sur le but à atteindre sera plus mobilisateur et rassembleur. Le candidat centriste devra élargir ses thèmes de campagne également à ce qui touche au quotidien des français, comme le logement qui atteint près du tiers de leur pouvoir d'achat, l'emploi des jeunes ou encore la famille devenue multi-formes.

François Bayrou ne devra négliger aucune conquête (ou reconquête). Son flan de centre droit qui s'est détourné de lui après son positionnement au second tour de 2007 devra être rassuré tout comme devra l'être le centre-gauche qui le géolocalise trop à droite. La tentation du vote à gauche est encore très attirante quand on voit que plus de la moitié des Français (53%) souhaitent une victoire de la gauche à l'élection présidentielle. Une alternance réflexe qui ne permet qu'une variation sur deux thèmes et qui ne peut que nous conduire à une impasse.

Enfin, il est impensable de ne pas rassembler la diaspora centriste et d'organiser une réconciliation au-delà des égos et des déchirures passées. En cela la "Maison commune" proposée par Jean Arthuis peut y contribuer. Il en va de l'intérêt supérieur de notre pays qui mérite une autre voie que celle de l'UMP/PS.

 

Alors, quelle marge de progression pour François Bayrou ?

Selon un récent sondage BVA, 47 % des électeurs n'entendraient voter ni pour Nicolas Sarkozy ni pour François Hollande.  On peut raisonnablement penser que cette incertitude peut profiter aux 3ème et 4ème candidats, dont François Bayrou. Et principalement à lui : s'il ne cherche pas à (trop) capitaliser sur le rejet du pouvoir en place ou de l'insoutenabilité du programme de François Hollande, mais au contraire à défendre son propre programme et sa vision sur un horizon qui ne se limiterait pas au seul quinquennat. Il semble déjà qu'il y ait pensé en proposant un agenda 2012-2020. L'étiolement des partisans des deux candidats actuellement en tête des intentions de vote, peut profiter à François Bayrou naturellement. Pas par défaut mais par réelle adhésion. D'où l'importance de ne pas stigmatiser des échecs auxquels certains auraient participé et dont ils souhaiteraient s'émanciper.

François Bayrou peut imposer son rythme, choisir son tempo, il en a la carrure, la force et la détermination. Il « s'étoffe » au fil des sondages et se pose de plus en plus en homme d'Etat (cf.loi sur le génocide arménien). Sa marge de progression est donc très ouverte. 

2002 était un échauffement, 2007 une belle demi-finale, 2012 sera-t-elle la finale gagnante ? Il n'est pas illusoire d'y croire...

 

 

 

 

 

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Par Chantal Portuese - Publié dans : Bayrou2012 - Communauté : Mouvement Democrate
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 11:11

 

Ça y est, je me prépare à faire le grand saut : je me suis pré-positionnée pour les législatives de 2012 (3ème Circonscription du Var).

C'est bien évidemment une décision importante et je vais m'entourer de tous les conseils constructifs et lucides pour la concrétiser. A l'issue de cette consultation, je me positionnerai définitivement.

 

Les forces en présences ne sont pas négligeables quand on connaît la situation hégémonique de l'UMP dans le Var et plus précisément dans ma circonscription où, le cas échéant, j'aurais en face de moi Jean-Pierre Giran, Député du Var depuis 10 ans. Il se présentera pour sa...4ème législature !

 

Dans ma page Facebook je disais justement que le renouvellement des dinosaures de la politique serait souhaitable! Dans le Var plus qu'un souhait en fait, c'est une nécessité !

D'ores et déjà, pour donner l'exemple de la non-dinosaurisation potentielle de ma (future?) candidature, ma devise sera : 1 femme, 1 mandat, 1 seul renouvellement !

 

Si vous me soutenez dans cette décision qui se mûrit jour après jour, ne vous gênez surtout pas pour me le dire, ici ou sur ma page Facebook !

 

Par Chantal Portuese - Publié dans : Législatives 2012 - Communauté : Mouvement Democrate
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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 12:09

 

Plus personne n'y croyait vraiment et pourtant Dominique de Villepin l'a annoncé hier : il sera candidat à l'élection présidentielle de 2012.

On peut s'interroger sur les motivations réelles de cette candidature qui, tout autant légitime qu'elle soit, présente de réelles interrogations.

On a l'impression que celui qui dénonce la « loi des partis » -mais qui a pourtant fondé son propre mouvement politique- se cherche, ou plutôt cherche une voie. Sa démarche est personnelle, car il n'a pas grand monde derrière lui et peut paraître quelque peu revancharde vis à vis de celui qui avait promis de le pendre à un croc de boucher .

Même si l'on sait qu'il a rencontré Nicolas Sarkozy à plusieurs reprises ces derniers temps, entretenant ainsi une certaine ambiguïté sur sa candidature, on a du mal à imaginer qu'il ait pu oublier « l'acharnement d'un homme, Nicolas Sarkozy » lors de l'affaire Clearstream pas si limpide que ça. On a vu combien il a été affecté par ces « 6 années d'un acharnement sans précédent, 6 années d'épreuve pour [sa] famille»,

DDV sait parfaitement qu'il n'a aucune chance d'être au second tour, lui qui ne s'est jamais frotté aux urnes, ni même de vraiment décoller dans les sondages. Obtenir les 500 signatures est loin d'être garanti et une campagne présidentielle coûte très cher.
Quels moyens ? Quels soutiens ? Quelles troupes ? Rien ou pas grand chose.

Depuis 2007 il semble y avoir une certaine dispersion dans le chemin de DDV, sans qu'on puisse y trouver une cohérence : il endosse la robe d'avocat en 2008, crée son mouvement politique République Solidaire en juin 2010 tout en renouvelant sa cotisation UMP en juillet 2010. Il quitte finalement l'UMP en février 2011 et la présidence de République Solidaire en septembre 2011. Là, vous suivez toujours ?...

Il a décidé pour cette élection majeure de se placer « au-dessus des formations politiques », auxquelles il a toutefois adhérées depuis 1977 (RPR puis UMP), et en créant une énième lui-même. Pourquoi alors avoir renouvelé il y a un an sa carte UMP ? On peut penser que ce nouveau positionnement (en cherchant à le légitimer par sa sortie du parti présidentiel et de la présidence de son propre parti) est uniquement circonstanciel.

Cherche-t-il à se refaire une image après ses démêlées avec la justice dans l'affaire Clearstream dans laquelle il a été toutefois relaxé, et la citation de son nom dans d'autres affaires (Karachi, Relais et Châteaux) ?

Pense-t-il être un vrai obstacle à la candidature de Nicolas Sarkozy, pensant rallier à lui les UMP déçus et principalement les gaullistes ou encore les borloistes restés sur leur faim (fin) ?

Ou espère-t-il tout simplement remettre le projecteur sur lui, exister à nouveau, pour qu'on ne l'oublie pas le moment venu ?...

On a vraiment du mal à comprendre la pertinence de cette candidature. 

Cet ancien Premier Ministre qui a mis près de 3 millions de français dans la rue en 2006 avec le CPE (et principalement des jeunes) aura bien du mal à convaincre les français qu'il souhaite défendre "la justice sociale, l'emploi,  la croissane, nos usines, nos balieues, nos campagnes". Je n'imagine pas qu'il maintienne sa candidature en étant si bas dans les sondages.

Mais, après tout, il reste 5 mois, et souvent les surprises ne manquent pas lors de ce grand rdv qu'est l'élection présidentielle.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

Par Chantal Portuese - Publié dans : Présidentielle2012
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