Vendredi 16 mai 2008

 Le 14 mai 2008 a eu lieu le 1er Conseil National du Mouvement Démocrate.


L'ordre du jour portait principalement sur le Règlement Intérieur national auxquels se réfèrent quelques 11 articles de nos statuts votés à Villepinte.

En tant que Conseillère Nationale en PACA, je m'y suis rendue et ai participé à la totalité des débats.

Je ne vais pas reprendre tous les amendements adoptés ou non. Je vais juste essayer de retranscrire avec mes mots et mes ressentis cette journée du 14, qui était une première pour moi, comme pour la très grande majorité des Conseillers Nationaux. Ce compte-rendu étant établi à partir de notes personnelles qui n'engagent que moi. (Pour sa compréhension, vous pouvez reprendre le projet de règlement intérieur Version 4

 

 

Compte-rendu :

 

  • La réunion a débuté vers 10h sans la présence de François Bayrou qui était retenu à l'Assemblée Nationale à la commission des lois, pour le texte concernant la réforme des institutions. Le Conseil a donc débuté, provisoirement, sous la présidence de Jean-Marie VANLERENBERGHE, membre du Bureau Exécutif.

  • La séance a donc commencé aux environs de dix heures et a été, dans les premières minutes, animée par l'intervention du Conseiller National de Picardie, Farid Taha. Intervention qui portait tant sur des problèmes de forme quant à la diffusion en ligne de la dernière version du projet de règlement intérieur, la veille du Conseil National, que sur un problème de fond sur la globalité du règlement, appelant ainsi l'Assemblée soit au rejet total, soit à l'acceptation sans discussion du texte proposé. Il a également reproché au Président du Mouvement Démocrate (absent) la paternité et l'exclusivité de son élaboration. Ce à quoi Philippe ARNAUD, membre du Bureau Exécutif lui a rappelé les phases de consultations en ligne et la lecture de très nombreux amendements qui ont permis un travail collaboratif ayant amené cette synthèse présentée pour adoption. Chacun des participants ayant certainement son propre avis sur le fond, des divergences de vues et d'appréciation sur le texte proposé étant gage d'une belle diversité, la forme quant à elle, est critiquable de par la teneur des propos et le ton employé. L'Assemblée a aussitôt réagi pour montrer sa désapprobation. Farid a ensuite quitté le Conseil le qualifiant de « mascarade ». La séance s'est déroulée ensuite dans la sérénité nécessaire à ce genre de réunion pour laquelle de nombreux conseillers ont parcouru des centaines de kilomètres, donné de leur temps et de leurs finances pour s'y rendre.

  • Le premier amendement était un préambule proposé par Franz VASSEUR, Conseiller National en  Ile-de-France qui portait sur le règlement amiable, en interne, en cas d'éventuelles lacunes ou contradictions qu'aurait pu contenir le RI adopté. Après débat, cet amendement n'a pas été adopté.

  • Nous avons ensuite passé près d'une heure sur la question des adhérents. Le sujet, certes d'importance, a accaparé, à lui seul 1/5 ème de la séance, entamant, de facto, le temps restant à courir pour traiter les 14 autres chapitres dans les 3 heures restantes prévues (qui ont en fait, débordé d'une heure). Lors d'un brouhaha général portant sur des points de détail que Rémy DAILLET-WIEDEMANN, Conseiller National de Midi-Pyrénées, a eu a coeur de nous soumettre, j'ai pris la parole pour rappeler l'heure qu'il était (11h), le temps imparti (fin prévue à 14h), les autres sujets à traiter (dont les Mouvements Départementaux, sujet d'importance dans le RI), et les contingences horaires de certains d'entre nous concernant un train à prendre dans l'après-midi même (certains conseillers n'ont donc pu assister à la fin des débats et à l'adoption du RI dans sa totalité).

  • Ensuite, les débats ont repris et se sont poursuivis dans une atmosphère de travail serein et de respect mutuel. Je tiens à saluer la présidence de séance, provisoire, tenue par Jean-Marie VANLERENBERGHE, dont la tâche n'a pas été si facile, qui a fait montre d'écoute mais également de fermeté pour essayer de faire avancer le débat.

  • 11 H (un peu passées) : Arrivée de François BAYROU qui s'est excusé pour ce retard justifié par sa présence à l'Assemblée Nationale (cf. ci-dessus).

  • Le premier chapitre « adhérent » a été adopté à l'unanimité. Les modifications essentielles portant sur l'admission d'office de l'adhérent, avec le cas échéant, possibilité d'un refus d'agrément (motivé) par le Bureau exécutif dans le délai d'un mois.

  • Il a été rajouté et adopté un chapitre concernant les fichiers des adhérents, sujet de tant de débats depuis plusieurs mois. Sa gestion se fera au siège du Mouvement Démocrate, charge à lui de l'actualiser. Le principe d’égalité d’accès par la diffusion de l’information étant assurée par les responsables départementaux.

  • Les Commissions d'études : adopté à l'unanimité après adoption de l'amendement (lui-même amendé) de Jean-Eric BRANAA, Conseiller National d'Ile-de-France, et qui portait principalement sur la nomination, au sein du CN, de secrétaires nationaux, en charge de rassembler et synthétiser la réflexion du Mouvement, de porter sa parole sur les sujets de leur compétence, sans qu'ils ne puissent se substituer aux différentes instances. Amendement que j'ai, pour ma part, trouvé très pertinent.

  • Les Mouvements Départementaux : sujet ô combien attendu ! Ce chapitre a été très largement débattu. Chacun ayant pu prendre la parole, François BAYROU, alternant, tout comme à Villepinte un « pour » , un « contre ».

    Le scrutin proportionnel de liste à la plus forte moyenne a été privilégié. Ce mode de scrutin, selon le Président, évite des problèmes de clans et oblige les gens à travailler ensemble. Cependant, Edith GUCCINI, Conseillère Nationale Languedoc-Roussillon a jugé ce mode de scrutin pas adapté dans les petits départements comme la Lozère par exemple. Pour répondre à ce problème et sur proposition d'un conseiller national (dont je n'ai pas retenu le nom, mille excuses), il a été adopté le principe de « listes incomplètes », recevables dès lors qu’elles comporteront au moins autant de candidats que la moitié des sièges à pourvoir.

    La question de la parité a été soulevée (par des femmes!) quant à la difficulté de trouver des candidates féminines devant une pénurie évidente d' « offres ». Je suis intervenue pour souligner ce fait en proposant que la non-parité soit possible, dans l'exception, par exemple pour les listes incomplètes, en tout cas qu'il fallait étudier ce genre d'aménagement.

    François BAYROU, très pédagogue, a expliqué avec force détails (et démonstration chiffrée), le fonctionnement du mode de scrutin de liste à la proportionnelle à la plus forte moyenne.

    Les discussions ont été, ensuites, très nourries concernant la Présidence des Mouvements Départementaux : Une présidence unique (option A) ou la collégialité de présidence (option B).

    Après un débat riche d'interventions tant pour ou contre l'une ou l'autre option ( certains adeptes de l'une ayant réussi à convaincre les adeptes de l'autre et vice versa), le vote assez « serré » a tranché en faveur de l'option B: la présidence collégiale (72 pour, 50 contre). Les membres de cette présidence s'obligeant à une action solidaire.

    La question se posait alors du mode d'élection de la présidence collégiale. La proposition du projet de RI pouvant manquer de transparence et voir le risque de ne pas correspondre à la volonté exprimée des adhérents (selon Didier BARIANI), il a donc été proposé et adopté que le président du Mouvement départemental serait le premier candidat de la liste arrivée en tête, si elle a obtenu au moins 40% (seuil pour obtenir 3 sièges à la plus forte moyenne) des suffrages exprimés; les autres sièges de la présidence collégiale seront alors reportés à la proportionnelle sur les autres listes. Si cette condition (de 40 %) n’était pas remplie, un 2e tour serait organisé. Au 2e tour de scrutin, le président du Mouvement Départemental (président de la présidence collégiale) est le premier candidat de la liste arrivée en tête. La présidence de la « présidence collégiale» ayant été l'objet de plusieurs interrogations, Marielle de Sarnez a même suggéré une « Présidence tournante » comme dans l'UE (je venais juste d'en parler à ma voisine, conseillère nationale du Languedoc-Roussillon, et souhaitais intervenir dans ce sens ce que je ne fis pas, Marielle l'ayant fait de bien meilleure façon que je n'aurais su le faire). Ca n'est pas la règle qui a été retenue, cependant on pourrait imaginer que, localement, certains Mouvements Départementaux expérimentent cette formule, en l'inscrivant dans leur propre RI, quitte à revenir à l'option du RI national après une période provisoire de un an par exemple.

    Le point du RI provisoire concernant les instances exécutives a été adopté à la majorité (12 voix contre).

    Le Bureau Départemental : texte adopté avec l'amendement de Claire O'PETIT, Conseillère Nationale d'Ile-de-France, portant sur la présence des Conseillers Nationaux avec droit de vote.

    Les autres points de ce chapitre concernant les Mouvements Départementaux ont été adoptés. Seule la dernière phrase incrite sur le projet de RI et portant sur l'annexion d'un RI départemental-type a été supprimé à la demande de Corinne LEPAGE, car sans objet.

    L'ensemble du chapitre concernant les Mouvements Départementaux a été voté à la quasi-unanimité (2 voix contre).

  • Réseau Internet : Il a été proposé et adopté un amendement dotant le Réseau Internet d’une charte qui définira l’utilisation du logo et l'utilisation de la marque du Mouvement Démocrate. Elle obligera toute intervention à être signée du nom patronymique (et non d'un pseudo) de son auteur. (pour les discussions internes au Mouvement).
    J'ai proposé la possibilité d'un règlement intérieur. François BAYROU ne l'a pas jugé utile du fait de l'adoption d'une charte.

  • Organisation des Jeunes Démocrates : Mis à part quelques interventions souhaitant les voir faire partie intégrante de notre Mouvement (dont Catherine CASANOVA, Conseillère Nationale PACA), ce point a été adopté à la quasi-unanimité (1 voix contre, 4 abstentions).

  • Comité de Conciliation et de Contrôle : Ce chapitre a fait l'objet de plusieurs amendements notamment celui d'y inclure dans sa composition, un tiers de ses membres n'appartenant pas au Bureau Exécutif. D'autre part, la procédure contradictoire (en cas de suspension) devra être organisée sous 15 jours (et non huit comme prévu précédemment). Adoption à l'unanimité.

    Une disposition particulière a également été adoptée à l'unanimité : délégation a été donnée au Bureau exécutif de nommer, jusqu'au prochain Conseil National, un Comité de Conciliatin et de Contrôle provisoire.

  • Le médiateur : adopté à l'unanimité avec amendement « élu » et non « nommé ».

    Une disposition particulière a également été adoptée à l'unanimité : délégation a été donnée au Bureau exécutif de nommer, jusqu'au prochain Conseil National, un médiateur provisoire.

  • Les Français de l'Etranger : adopté à l'unanimité.

  • Les mouvements thématiques : adopté à l'unanimité

  • La fédération des élus démocrates : adopté à la quasi-unanimité (2 abstentions)

  • Les votes : adopté à l'unanimité

  • Investitures : adopté à la quasi unanimité (1 abstention).

  •  Vers 15h, François BAYROU ayant dû se rendre à la conférence de presse, Marielle de Sarnez a pris sa suite pour les votes.

  • La Conférence Nationale : adopté à la quasi unanimité (1 abstention)

  • Le Conseil National : Amendements proposés et adoptés : Le secrétariat du conseil national est élu en son sein par le CN, en liaison avec le secrétariat national aux instances. Les textes examinés par le Congrès seront communiqués aux adhérents un mois avant sa tenue.

Tous les points du Règlement Intérieur national ayant été adoptés, Marielle de Sarnez a donc procédé au vote du RI dans ta totalité :


LE REGLEMENT INTERIEUR NATIONAL A ETE ADOPTE A LA QUASI UNANIMITE ( moins 1 voix contre) .

 

Règlement Intérieur adopté par le Conseil National le 14 mai 2008 : ici

Ce règlement intérieur national est provisoire, le texte définitif devant être soumis à adoption à la prochaine Conférence Nationale.

Le prochain Conseil National est prévu pour juin prochain*.

Marielle de Sarnez clot la séance vers 15h15 (approximativement) en nous informant que le Mouvement Démocrate organisait une journée sur l’Europe  le 8 juin prochain, ce qui serait notre lancement de travail pour les prochaines élections Européennes qui auront lieu de 7 juin 2009.


Ce Règlement Intérieur national  adopté est applicable immédiatement.


Fin de compte-rendu..............................................................................................................................


Voilà, pour ce que j'ai retenu et que j'ai pu retranscrire en essayant d'être le plus fidèle possible.

Il est bien évident que ce compte-rendu, N'EST PAS UN COMPTE-RENDU OFFICIEL et, encore une fois, il n'engage que moi. Il n'est pas exempt d'une « coquille », ayant été rédigé dans un laps de temps assez court depuis mon retour de Paris, et je vous prie, par avance, si tel était le cas, de m'en excuser.

Pour ma part, je dois dire que j'ai vraiment apprécié la qualité des interventions des conseillers nationaux qui, pour la plupart, se livraient pour la première fois à cette exercice de l'expression orale en assemblée si nombreuse. Je peux dire que chaque chapitre, chaque amendement, ont été soumis à discussion, François BAYROU, donnant la parole à chacun, donnant son avis sur la question sans l'imposer. Les mots ou les phrases qui ne convenaient pas, ont fait l'objet d'amendements également et soumis au vote, certains amendements ont eux-mêmes été amendés. Cependant, lorsque les débats s'éternisaient, François BAYROU rappelait l'heure qui tournait et tranchait pour passer au vote. Il le fallait bien par moments, pour permettre de respecter le timing prévu par l'ordre du jour (qui par ailleurs n'a pu être respecté).

Ce règlement, certes, n'est sans doute pas parfait (en existe-t-il un qui le soit?), mais il a au moins le mérite d'exister et de constituer une base pour nous organiser et faire fonctionner notre Mouvement. On pourra tout reprocher, mais à ma connaissance il n'existe pas un seul grand parti politique français qui ait soumis un règlement intérieur national au vote des adhérents (par leurs représentants).


Ce règlement sera ce que nous en ferons localement, ce que nous voudrons en faire collectivement et individuellement . Nos comportements à chacun, notre respect mutuel, notre capacité à travailler ensemble malgré notre diversité et nos divergences (et même nos conflits personnels), feront que ce règlement, perfectible, aura un sens et que toutes ces heures passées pour son élaboration n'auront pas été vaines.


Il était prévu initialement que les élections des Mouvements Départementaux aient lieu au mois de juin prochain.

Or, il faut au préalable que les bureaux provisoires ou les instances en place établissent leur propre règlement intérieur pour le fonctionnement de leur Mouvement Départemental en établissant, entre autres,  les modalités de ces prochaines élections.

Ensuite, ces règlements intérieurs locaux devront être envoyés au siège pour agrément. Donc 99 règlements devront être soumis à cette validation, ce qui ne se fera pas en un jour !

Par ailleurs, le siège devra également actualiser les fichiers d'adhérents afin de les transmettre aux responsables départementaux.

Ce n'est qu'une fois ces étapes franchies que les élections des Mouvements Départementaux pourront avoir lieu. A mon avis, et ça n'engage que moi,  pas avant le mois de septembre, ce qui semble correspondre à la volonté de certains adhérents pour ne pas voir précipiter les choses et leur permettre de constituer des listes, le cas échéant.


J'engage tous les responsables départementaux à réunir leurs bureaux afin de rédiger, au plus tôt, leur règlement intérieur...


Pour ma part, je vais me rapprocher des Conseillers Nationaux varois afin de rencontrer les instances en place (le Var ne disposant pas de bureau provisoire) et établir un règlement intérieur local.


Dans un 2ème temps, j'organiserai un 3ème Café Démocrate, afin d'expliquer oralement ce Règlement Intéreur national et répondre aux questions que les adhérents ne manqueront pas de poser, en leur apportant les réponses qu'il sont en droit d'attendre. Pour cela, je me rapprocherai de mes autres collègues Conseillers Nationaux en PACA, afin que nous animions, ensemble, cette nécessaire rencontre.


Le temps est venu de travailler ENSEMBLE...


 

Chantal PORTUESE, Conseillère Nationale en P.A.C.A


 

* Au moment où je publie ce CR, je reçois un mail du Siège fixant la date du prochain Conseil National au 7 juin prochain.

 

 

 

 

 

par force_hyeres
ajouter un commentaire commentaires (16)    recommander
Lundi 12 mai 2008

 


Voilà, ainsi s'achève, sur ce blog, la semaine de l'Europe que j'ai initiée pour célébrer, à ma façon, la journée du 9 mai qui me paraît être suffisamment importante pour y consacrer du temps. Je dois avouer que lorsque j'ai eu cette idée, non seulement je ne savais pas l'impact que ça aurait auprès de mes lecteurs, plus habitués à mes billets concernant le Mouvement Démocrate, mais je n'avais également aucune idée du nombre (ou de l'absence) de contributeurs. Une petite inquiétude me prit, l'espace d'un instant, en réalisant que je risquais de m'atteler, seule, à cette tâche si aucun contributeur ne se manifestait, alors que...je n'avais, moi-même, rien préparé ! Ma spontanéïté peut parfois me jouer des tours !...mais pas cette fois-ci.

En effet; les mails ne se sont pas faits attendre : plusieurs contributeurs se sont manifestés tout au long de la semaine. Des mails de soutien et d'encouragement. Des questions. Des contributeurs qui n'ont pas souhaité être publiés, cette fois-ci, pensant leurs notes pas assez abouties. Plusieurs personnes m'ont avoué leur ignorance totale sur le sujet et avoir voté « non » au référendum pour cette seule raison. D'autres, ayant également voté contre la Constitution, m'ont dit préférer ne pas commenter étant toujours en opposition avec l'Europe telle qu'elle se construit, selon eux.

Tout cela montre que l'Europe, que l'on soit pour, contre, sans avis, sans expertise, ou sceptique, suscite beaucoup d'intérêt, d'attentes, d'interrogations et même de la passion!

 

Exit donc l'actualité du Mouvement Démocrate, la mobilisation intense aurour du Règlement Intérieur en préparation et le Conseil National, le temps d'une semaine entièrement dédiée à l'Union Européenne. Ca m'a pourtant bien démangée, parfois, de faire un tout petit écart tant la tentation a été grande, pour moi, de mettre mon grain de sel. Surtout après la journée du 8 mai qui a vu notre jeune Mouvement se livrer à un exercice de démocratie interne jamais vu dans aucun autre parti politique : un débat ouvert à tous les adhérents, en présence du Président, sur le projet de Règlement Intérieur ! Durant plus de 7 heures plusieurs centaines d'adhérents, se sont exprimés, ont débattu et amendé la version proposée par le Bureau Exécutif. J'aurais sans doute l'occasion d'y revenir...

 

Donc, en sept jours il y a eu 12 contributions sur l'Europe (celles dont les auteurs ont souhaité la publication, de façon anonyme ou nom) et je trouve que c'est très encourageant pour l'avenir car je compte poursuivre ce genre de démarche « européenne ». A noter que tous les contributeurs n'étaient pas adhérents du Mouvement Démocrate.

Je tiens à les remercier tout particulièrement, non seulement pour avoir accepté de participer à ce projet, mais aussi et surtout pour la qualité de leurs billets. De vraies comprétences, des talents même, des notes argumentées et redirigées sur des liens permettant une meilleure compréhension, des références historiques précises, nous ont permis, soit de rafraîchir certaines de nos connaissances, soit de nous apprendre (et nous faire comprendre) l'évolution de la construction européenne. Quoi qu'il en soit ces contributions auront permis d'avoir un éclairage « citoyen » avec une approche moins technocratique et plus accessible.

Donc un immense MERCI à André MINETTO, François DONVAL, « LIBRE », Aurélien PORTUESE, Jacques G. et sans oublier évidemment Thierry P. qui a fourni un travail remarquable tout au long de la semaine et qui s'est « investi » sans compter dans cette semaine européenne.

Je me suis souvent demandée si mon blog avait une quelconque utilité étant donné le nombre incalculable de ces cyber-espaces personnels du MoDem et surtout la qualité de beaucoup d'entre eux. Aujourd'hui, je suis comblée car je pense que, quelque soit la durée de vie de ce blog, son utilité aura sans doute été cette « semaine européenne » dont le message est passé pour au moins une lectrice (coucou Mapie! ). Son commentaire qui m'a touchée plus que je ne saurais le dire, témoigne de l'utilité d'une telle démarche. Voici un extrait de son post : « ...Merci à Chantal et à tous les contribulteurs pour cette enrichissante lecture qui marque la semaine de l'Europe et peut-être aussi pour moi et bien d'autres adhérents du MoDem le départ d'un travail nécessaire en vue des prochaines échéances européennes. A ce titre, ce serait bien que les spécialistes qui s'expriment ici puissent donenr quelques conseils de lectures enrichissantes sur le sujet.
Il nous faut mettre l'Europe à la portée de nos concitoyens. Qui le fera si les démocrates ne s'y mettent pas?
Grâce à vous, le message est passé pour moi... ».

 

Récapitulatif des contributions :


Contribution 1 : Pour commencer

Contribution 2 : Quel premier "Président" pour l'Union Européenne? (Episode 2)

Contribution 3 : L'Europe des personnes

Contribution 4 : Une Europe politique

Contribution 5 : Le Traité de Lisbonne

Contribution 6 : Quel premier « Président pour l'Union Européenne? (Episode 2)

Contribution 7 : 9 mai – Journée de l'Europe

Contribution 8 : Un jour en Europe...

Contribution 9 : Citoyenneté Européenne

Contribution 10: Les symboles de l'Europe

Contribution 11: Une Europe capable de changer le monde énergétique

Contribution 12: Europe...Une histoire d'amour...

(Je réalise qu'il y a eu 12 contributions...autant que le nombre d'étoiles sur le drapeau européen !)

 

Il ressort de ces contributions et des différents commentaires, que l'Europe souhaitée soit plus proche des citoyens, plus démocratique, plus accessible tout en gardant notre identité propre. Le Traité « simplifié » ne semble pas si simple et il a été déploré qu'il n'ait pas été soumis au référendum bien qu'il ait pu débloquer la situation. La disparition des symboles européens du Traité de Lisbonne, n'a pas été bien accueillie, d'autant que la France n'a pas signé, comme 16 Etats membres l'ont fait, la Déclaration annexée qui mentionne la volonté des signataires de les conserver, étant les symboles de notre appartenance commune.

Le mode de fontionnement institutionnel ne semble pas forcément compréhensible par tous. Il a été mis en avant la nécessité d'une Défense commune, donc plus forte, et d'une économie harmonisée budgétairement et fiscalement. La concentration des grandes surfaces en Europe est de nature à faire disparaître les petits commerçants ce que dénonce l'un de nos contributeurs. Sans oublier aussi la nécessaire prise de conscience en matière énergétique dont les enjeux sont considérables et à traiter en urgence.

La journée de l 'Europe est la célébration du discours de Robert Schuman et témoigne, symboliquement, de ce grand pas en avant pour la construction européenne : pourquoi ne pas en faire un jour férié en France et en Europe?

Et enfin, Thierry achève de belle façon cette « Semaine Européenne », en nous rappelant l'origine du nom, Europe, la belle, séduite et enlevée par le Dieu de l'Olympe, éperdument amoureux. On aura compris, que lui non plus, n'aura pas pu résister...

 

Les élections européennes auront lieu dans un an. Ayant un fort attachement à l'Europe, vous l'aurez compris, je reconduirai cette expérience, enrichissante, car elle permet à des citoyens de parler, à leur façon (et de quelle façon!) de ce sujet qui rapproche, qui divise, mais qui passionne toujours !

 

Encore merci à tous les contributeurs!

 

Chantal

 

 

par force_hyeres
ajouter un commentaire commentaires (10)    recommander
Dimanche 11 mai 2008


Europe... Une histoire d'amour...

 

 




 

 



 


 

 
Notre continent a pris le nom d'une jeune fille, Europe, qui a été séduite et enlevée par Jupiter (Zeus) qui en était tombé éperdument amoureux.
Pour parvenir à ses fins et séduire la belle, le dieu de l'Olympe prit l'apparence d'un taureau.
Ovide relate cet épisode mythique dans les Métamorphoses :

Extrait:
« ...aussi, quittant l'appareil de sa toute-puissance, le maître des dieux, dont la main est armée de flammes au triple dard, et qui, d'un signe, ébranle le monde, revêt la forme d'un taureau, et, confondu parmi ceux d'Agénor, il mugit et promène sur le tendre gazon ses formes gracieuses. Sa blancheur égale celle de la neige qui n'a pas encore été foulée par le pied du voyageur, ni amollie par le souffle humide de l'Auster ; son col est droit et musculeux, son fanon pend à longs plis sur sa poitrine ; ses cornes sont petites, mais on les dirait polies par la main de l'artiste, et leur éclat efface celui du plus pur diamant ; son front n'a rien de menaçant, son oeil rien de terrible ; la douceur règne dans tous ses traits. Emerveillée de sa beauté, la fille d'Agénor s'étonne qu'il ne respire pas les combats ; cependant, malgré sa douceur, elle n'ose d'abord le toucher ; bientôt elle s'approche, et présente des fleurs à sa bouche aussi blanche que l'ivoire. Son amant tressaille de joie ; en attendant le bonheur qu'il espère, il baise les mains d'Europe. Ah ! c'est à peine s'il peut maîtriser les transports de son impatience ! Tantôt il joue et bondit sur la verte prairie, tantôt il se couche et fait éclater sur le sable doré la blancheur de ses flancs. Peu à peu rassurée, Europe flatte de sa main virginale la poitrine qu'il présente à ses caresses, et enlace ses cornes de guirlandes de fleurs ; enfin, la fille d'Agénor, ignorant quelle est sa monture, ose se placer sur son dos. Alors le dieu, s'éloignant de la terre et de l'aride rivage, plonge insensiblement un pied trompeur dans les flots qui le baignent ; bientôt il s'avance et emporte sa proie au sein des mers. Europe, tremblante, cède à la violence de son ravisseur, et tourne ses regards vers le rivage qui fuit ; sa main droite tient la corne du taureau, la gauche s'appuie sur son dos, et les plis onduleux de sa robe flottent au gré des vents. »

 

 

  Cet épisode est illustré par la pièce de 2 € grec. Voir sur le site de la BCE .

 


 


 


 


 

 

Thierry P.

par force_hyeres
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Dimanche 11 mai 2008


Une Europe capable de changer

le monde énergétique

 

  
Le défi du XXIème siècle est pour moi la transition paisible vers une société post-carbone et économe en ressources. L'Europe doit être de ce combat. Il en va de notre indépendance, donc de notre liberté

Messieurs les politiques au niveau européen,  ne mettez pas en avant que des solutions technologiques. Elle ne sont que des alibis à l'inaction et au non-courage politique.
A côté des deux dettes que nous connaissons (Comptes publics 63% PIB, générationnels, 1% PIB à l'horizon 2020) il ne faut pas oublier la dette de restructuration de notre système énergétique (estimé à 2%PIB sur 35 ans !)
Et si nous ne faisons rien, cela sera violent et coûtera encore plus.

Je viens de relire récemment une publication de la « Revue de l’Energie »  qui ne peut pas laisser indifférent tout lecteur quelque peu démocrate et humaniste : ici

Au niveau européen, les auteurs proposent la mise en place d’un plan d’urgence énergétique, "un Transition Program" dont le coût a été estimé à 35 à 40  Milliards d’Euros sur le seul  périmètre France, soit 2% du PIB ce qui permettra de réduire de 65% nos importations d’énergies fossiles au bout de 25 ans.

Au niveau mondial, seule l'émergence d'une réelle gouvernance mondiale et de nouvelles formes de coopération, rendra cette transition possible. A nous, Europe, d'être les leaders !

Les besoins d’investissement sont gigantesques les trente prochaines années. Les auteurs estiment que le surcoût annuel pour une transition vers un système énergétique mondial soutenable est d’environ 1000 milliard d’US$ par rapport au 500 milliard d’US$ estimé par l’AIE dans le scénario traditionnel. Ce surcoût est donc d’un peu plus de 2% du PIB mondial, qui doit être mis en regard du très supérieur coût de l’inaction en ce qui concerne le changement climatique qui a été estimé dans le rapport Stern  à 5% à 20% du PIB mondial.

Rien ne pourra se faire sans une prise de conscience difficile, mais nécessaire et urgente.


Les solutions existent, je suis confiant.

 

Jacques G.  (MoDem Karlsruhe, Allemagne )

 

par force_hyeres
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 10 mai 2008

 

Les symboles de l'Europe

Une collectivité, un Etat, une communauté s'identifie grâce à des symboles.

Un symbole représente une idée, une valeur, un rêve même, d'une même communauté, c'est son signe distinctif, son image. Il est la signature des messages qu'il porte et concentre, à lui seul, la signification de multiples composantes d'une même communauté. Il touche l'inconscient et en cela, nous atteint au niveau émotionnel.

L'Union Européenne a des symboles qui l'identifient, ils sont au nombre de 5 :

Le drapeau, l'hyme européen, la journée européenne, l'Euro et sa devise :

 

  Le drapeau :


Conçu par le Conseil de l’Europe en 1955, le drapeau européen devient officiellement le drapeau de la Communauté européenne le 26 mai 1986. Le drapeau de l’UE est constitué de 12 étoiles couleur or sur fonds bleu formant un cercle en signe d'union, d'égalité, de solidarité et d'harmonie entre les peuples européens.

Le nombre d’étoiles (12) qui composent le drapeau européen est un symbole d’harmonie, de plénitude (ainsi compte-t-on 12 mois dans l’année et douze heures sur le cadran d’une montre).
Le nombre d’étoiles du drapeau européen est indépendant du nombre d’Etats-membres de l’Union européenne. C’est pourquoi le drapeau n’a pas changé et ne changera pas avec l’entrée de nouveaux Etats-membres.

 

 L’hymne européen :

Il est tiré de l'Ode à la joie
prélude du dernier mouvement de la 9ème symphonie du compositeur allemand Ludwig van Beethoven. Dès 1972, le Conseil de l'Europe choisi ce thème musical comme hymne. C'est en 1985 que les dirigeants européens décident d'en faire l'hymne officiel de l'UE. Sans paroles officielles, il doit transmettre les idéaux de liberté, de paix et de solidarité que souhaite diffuser l'Europe.

 L’euro :

Ratifié en 1992, le traité de Maastricht propose la mise en place d'une monnaie  unique dans l'UE. L’Euro, monnaie européenne, a été adopté par un certain nombre de pays depuis 1999, et il est considéré comme un symbole de l’Europe. Il s’inspire de la lettre grecque epsilon. Les deux barres parallèles qui traversent le E représentent sa stabilité. Les pièces et billets sont introduits au 1er janvier 2002 dans les pays remplissant les conditions requises.

  La Journée de l'Europe :

Elle est célébrée le 9 mai, en souvenir de la déclaration de Schuman de 1950, alors Ministre des Affaires étrangères de la France, au Quai d’Orsay dans le salon de l’horloge, véritable point de départ de la construction européenne. Ce discours annonçait la création de la Communauté européenne du Charbon et de l’Acier.


 






 La devise européenne :

Le 29 octobre 2004, les ministres des Affaires étrangères des Etats membres ont signé le traité établissant une Constitution pour l'Europe Ce traité proposait une devise européenne : « Unie dans la diversité ».
Elle reflète notamment la diversité culturelle, facteur de la richesse de la civilisation européenne .


 

 



 

Cependant  tous ces symboles, porteurs d'un message, garants d'une unité dans la diversité, n'ont pas été repris dans le Traité de Lisbonne . Ce traité qui se voulait simplifié a surtout fait disparaître ces symboles, signes de reconnaissance d'une identité communautaire. 

C'est un peu comme si on "délabellisait" l'Europe, en la dépouillant  de ses emblèmes nourris par l'Histoire.

Ces symboles ne figurent donc pas dans le Traité de Lisbonne.  Cependant, seize Etats membres de l’UE ont décidé de réagir à leur suppression  dans le texte du Traité.  Ils ont  donc adopté une déclaration, annexée au Traité, dans laquelle  ils mentionnent que ces symboles  continueront d’être, pour eux, les symboles de l’appartenance commune des citoyens à l’Union européenne et de leur lien avec celle-ci.

Parmi ces 16 Etats membres signataires de cette déclaration, figurent l' Allemagne, la Belgique, l' Italie, le Luxembourg et l' Espagne. Mais pas la France.

J'ose espérer que la France signera cette déclaration. Son refus ne pourrait  se comprendre, en effet :

- La France est un Etat fondateur de l'Europe

- Ce serait bien la première fois, depuis la construction européenne, que la France ne co-signerait pas avec l'Allemagne une déclaration annexée à un Traité.

- La France va prendre la Présidence de l'Union Européenne et ne pourra donc s'exonérer de ses symboles

- Le premier de ces symboles, le drapeau européen,  cotoie désormais le drapeau tricolore sur la photo officielle de notre Président de la République.


Pour toutes ces raisons je déplore la suppression de ces symboles européens dans le Traité de Lisbonne  tout autant que la non-signature par la France de cette déclaration y annexée permettant de les conserver, scellant ainsi, plus de 50 ans d' Histoire commune pour un avenir commun, uni et solidaire.


Chantal PORTUESE


par force_hyeres
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 10 mai 2008

Citoyenneté européenne

 

 Pour rapprocher les citoyens de l'Europe, le traité de Maastricht (art. 17 à 22) a introduit une innovation importante qui touche la vie de centaines de millions de personnes.

La citoyenneté européenne.

Je trouve toujours dommage que cette notion ne soit pas plus mise en avant pour expliquer aux européens que l'Europe c'est aussi du concret.

Si tout le monde connaît peu ou prou Erasmus, surtout peut-être depuis les films de Cédric Klapisch, qui sait au juste tout ce que la citoyenneté a créé comme droits nouveaux ?

Tout d'abord, il convient de préciser qu'est citoyen européen toute personne ayant la nationalité d'un état membre de l'Union,

=> cette citoyenneté complète donc la nationalité sans s'y substituer.

Des droits attachés à cette citoyenneté sont affirmés.

Inventaire...

=> Liberté de circulation et de séjour pour tous.

=> Les droits de vote et d'éligibilité aux scrutins européens et municipaux sont ouverts aux ressortissants de l'Union dans les pays où ils résident.
Avec un bémol parfois comme en  France.
Il n'est en effet pas accordé à un européen le droit de prétendre être maire ou adjoint au maire.
Une brimade ? Que nenni !
Cela tient simplement au fait que maire et maire-adjoint font partie du collège des "grands électeurs" qui désignent les sénateurs, lesquels participent à l'expression de la souveraineté nationale (art. 88-3 de la Constitution de la Ve République).

=> Chaque citoyen européen peut écrire aux institutions de l'Union dans une des langues officielles que cette dernière reconnaît.
De même, un citoyen recevra la réponse de la part d'une institution de l'Union dans la même langue qui aura été utilisée pour poser la question.
Imaginez la tête que vous feriez en recevant une belle lettre officielle avec un joli timbre à douze étoiles sur fond bleu... mais rédigée en finnois !  

=> Le droit de pétition est ouvert à tous les citoyens européens mais aussi à tous les ressortissants de pays tiers résidant dans l'Union.

=> Le droit d'accès à tous les documents est reconnu aux citoyens.
(remarque personnelle au passage, accès ne rime pas nécessairement avec compréhension!)
Ce dernier point sous-tend donc un travail considérable de traduction qui est dévolu aux institutions de l'Union.

=> Les citoyens peuvent directement adresser au Médiateur européen les plaintes relatives à une mauvaise administration d'une institution de l'Union dont ils s'estimeraient être les victimes.

=> Le droit à la "protection consulaire" est reconnu à tous les citoyens européens en dehors des frontières de l'Union.
Kézaco ? Comme vous avez été assidus, je terminerai en étant plus léger.
Une illustration vous fera donc comprendre facilement ce que ce dernier droit recouvre.
Monsieur ou Madame Démocrate est en goguette en UMPézénistan du Septentrion. Un chameau arrive à lui brouter son passeport (ironie du sort pour un bédouin !).

Fichtre !
Pas de consulat de France à l'horizon.
Monsieur ou Madame Démocrate se sent mal rester jusqu'en 2012 en UMPézénistan du Septentrion !
Et bien non, il ou elle est sauvé(e) car la Finlande a une représentation diplomatique dans cet état !
Les diplomates finnois vont se démener pour tirer Monsieur ou Madame Démocrate de ce mauvais pas.... même si il ou elle ne parle pas le finnois !
Pourquoi ?
C'est tout simple, il ou elle est CITOYEN(NE) EUROPÉEN(NE).
Happy end !
Tiré(e) de cette mauvaise passe, Monsieur ou Madame Démocrate s'inscrira à des cours du soir de finnois intensif.  


Thierry P.

 

par force_hyeres
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Vendredi 9 mai 2008

 

Un jour en Europe…

 


Un jour viendra où les peuples européens ne formeront plus une mosaïque de peuples,

Un jour viendra où le peuple européen s’affirmera et s’émancipera des tutelles nationales,

Un jour viendra où la démocratie européenne s’exprimera par-delà les démocraties nationales,

Un jour viendra où l’Europe s’appesantira sur elle-même, le temps d’une journée, pour contempler ses réalisations en ambitionnant de plus belles encore,

Ce jour-là, ce sera le 9 mai

Ce 9 mai, jour de la Déclaration Schuman, sera célébrée comme on célèbre fiançailles, mariages et autres réconciliations.

Ce 9 mai sera l’incarnation de la paix, de l’unité européenne retrouvée, de la solidarité européenne.

Ainsi, le 9 mai détrônera les jours de fêtes célébrant les victoires militaires et autres armistices arrachés au sortir des nombreuses guerres civiles européennes endurées.

Le 9 mai ne peut se résumer aux timides évocations auxquelles les capitales s’adonnent.

Il est venu l’heure de faire de ce 9 mai, un jour de célébrations paneuropéennes afin que le visage du peuple européen se dessine.

Il est venu l’heure de substituer au jour férié du 8 mai en France, symbole de guerre et de divisions internes de l’Europe, le jour du 9 mai.

Il est venu l’heure de faire du 9 mai un jour férié en France et dans toute l’Europe.

Alors, les peuples européens ne formeront qu’un seul…


 

Aurélien Portuese (Etudiant)

par force_hyeres
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Vendredi 9 mai 2008

9 MAI – JOURNEE DE L’EUROPE


58 ans plus tôt…

 


 

Nous sommes le 9 mai 1950, la photo ci-dessus a été prise dans le salon de l’Horloge du ministère des affaires étrangères à Paris.

Au fond de la pièce devant l’imposante cheminée, un homme est debout avec, tenu par sa main gauche, le texte de la déclaration qu’il va faire.

 

 

C’est homme, c’est Robert Schuman, Ministre des Affaires Etrangères de la France.

Devant la presse qu’il a convoquée, il va prendre la parole : Discours du 9 mai (vidéo).

 

 

Fac-similé du projet définitif de la déclaration de Robert Schuman du 9 mai 1950.
Ce projet définitif était le neuvième; l'équipe de Robert Schuman y mettait la dernière main, le 6 mai 1950.
Source: Fondation J. Monnet pour l'Europe, Lausanne.


Cette déclaration a été écrite avec l’aide de Jean Monnet, Commissaire au Plan.

Elle marque symboliquement le début de la construction européenne

Rappelons le contexte…

Depuis cinq ans les canons ne se font plus entendre en Europe.

Notre continent est sorti laminé par ce conflit.

Entre 1939 et 1945, l’Europe a vraiment souffert !

Victimes humaines, Shoah, déplacements de populations, destructions…

Un véritable champ de ruine, matériel mais aussi moral !


La paix est à peine rétablie, mais déjà à l’Est, une autre menace s’est profilée.

Selon l’expression de Winston Churchill, un rideau de fer s’est abattu sur l’Europe, de Stettin sur la Baltique à Trieste sur l’Adriatique (discours de Fulton, 5 mars 1946 en français, et en version originale: ici ).

A l’Ouest, la reconstruction de l’Europe a été un immense chantier; cette reconstruction a été rendue possible notamment grâce à l’aide apportée par le Plan Marshall. En 1950, tout est pourtant loin d’être fini.


Un groupe d’hommes politiques visionnaires réfléchissent

depuis un moment à un:

« Plus jamais ça »

 

Il s’agit de trouver enfin ensemble les moyens de créer les conditions d’une paix durable en Europe.


Comment y aboutir ?


Jean Monnet, Robert Schuman, les français ; Konrad Adenauer, Walter Hallstein, les allemands ; Paul-Henri Spaak, le belge ; Altiero Spinelli, Alcide de Gasperi, les italiens…

Ils sont une poignée d’hommes à se rencontrer par-delà les clivages partisans, mais plus encore, par-delà les frontières pour réfléchir aux moyens de semer les graines d’une paix durable entre les nations et les peuples, hier encore rivaux et si prompts à se déchirer.

 

De leurs réflexions et échanges a fini par jaillir une idée fulgurante !

 

Plutôt que de garantir la paix par des traités politiques pourquoi ne pas créer une institution supranationale qui aurait en charge la gestion du charbon et de l’acier ?

A cette époque, on l’a peut-être oublié aujourd’hui, ces deux matières premières étaient la base de la puissance militaire, le "nerf de la guerre" en somme.

 

Toute la force de cette volonté sincère de paix, nous la retrouvons dans la déclaration de Robert Schuman. Il annonce ce 9 mai 1950, la création d’une Haute Autorité franco-allemande du charbon et de l’acier dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Europe.

C’est la préfiguration de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) qui sera créée l’année suivante en 1951. Jean Monnet en sera le premier Président.


La suite, c’est toute notre histoire.

C’est une succession d’étapes dans le grand dessein d’aboutir à la création d’une Europe unie et diverse, composée de nations et de peuples ayant choisi librement une communauté de destins.

 

S’il ne fallait retenir qu’une seule phrase de la déclaration du 9 mai 1950 (discours intégral, version texte) que j’ai maintes et maintes fois lue et relue, sans hésitation ce serait celle-ci :


« L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble :

elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait. »

Je ne me lasse pas d’en mesurer la portée visionnaire tant un demi-siècle de construction européenne y est esquissée.

Cette phrase, chaque européen devrait l’avoir à l’esprit lorsqu’il doute…
Avec des hauts, parfois avec des bas, l’Europe a toujours gardé confiance dans son avenir.


Et demain ?

Quel(s) chantier(s) ?

Pour quelle Europe ?


A chacun d’entre-nous,

d’apporter sa pierre

à la construction durable d’une Europe

citoyenne & démocrate

sociale & solidaire


Pour nous-mêmes

&

Pour les générations futures

 

Vive l’Europe !

 

Thierry P.

par force_hyeres
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Jeudi 8 mai 2008

Quel premier " Président " pour l'Union Européenne ? ... Et pour quelle Europe ? 2ème épisode: la grande distribution en Europe

 

 Nos marchés sont des lieux de vie indispensables et typiques de chaque pays. Quand il n'y aura plus que la même enseigne d'hypermarché de partout, l'attrait touristique s'effondrera !

Alors que la France semble s'orienter vers encore plus de grandes surfaces, les Eurodéputés travaillent sur les excès de ce type de commerce qui entraîne inéluctablement le recul des petits commerçants, la soumission des PME et l'aggravation de la dépendance toujours plus grande des agriculteurs à des facteurs extérieurs: tarifs fixés par les centrales d'achat de cette grande distribution, aide financières de la PAC ... etc.

Donc on déstabilise petit à petit des professions indépendantes qui aimaient leur métiers et on les remplace par des salariés dont les conditions de travail ne sont pas toujours idéales ! Et pour ceux qui restent on les étrangle lentement. On est aussi loin des mesures à prendre pour aider les PME !

Eh hop ! Encore une rasade d'anxiolytique ou d'antidépresseur pour affronter ces difficultés artificielles qui gâchent la vie et le plaisir de travailler. Heureusement que l'Union Européenne veille !
Là encore deux conceptions s'affrontent, deux Europes, et ceci bien au delà du clivage Droite / Gauche.

Ce phénomène de concentration commerciale et ce pouvoir excessif des grandes surfaces se retrouvent de plus en plus dans toute l'U. E.

Voici par exemple une enquête réalisée en Allemagne et en Lituanie par Deutsche Welle.
Deutsche Welle est le service international de diffusion de l’Allemagne dont le siège est à Bonn . 

Elle diffuse des émissions de radio et des programmes de télévision.

" C’est ainsi le cas en Allemagne avec Aldi, le discounter fondé après la seconde guerre mondiale par les frères Karl et Theo Albrecht qui sont les deux plus grandes fortunes d’Allemagne. Mais si Aldi fait la joie des consommateurs, il ne fait pas toujours celle des fournisseurs. Ainsi, les producteurs de lait protestent depuis la fin 2007 contre la baisse des prix de la plaquette de beurre. En trois mois, celle-ci a en effet chuté de 1,19 euros à 79 centimes. Et les producteurs de lait ne veulent plus être les seules victimes de ces baisses décidées sans concertation.

VP Market est la première chaîne de grande distribution en Lituanie et dans les Pays Baltes. C’est aussi la chaîne préférée des Lituaniens. Le nom des magasins du groupe VP Market – Maxima – est même devenu synonyme de supermarché en Lituanie. Mais les détracteurs dénoncent les conditions de travail à l’intérieur et le modèle de consommation qu’il propose. Le Parlement européen a donc demandé à la Commission européenne d'enquêter sur « les abus de pouvoir des grands supermarchés établis au sein de l'Union européenne ». Le texte, a été déposé par quatre eurodéputés, dont les Français Hélène Flautre et Harlem Désir. Il précise que « les éléments d'information collectés dans l'ensemble de l'Union semblent indiquer que les grands supermarchés abusent de leur pouvoir d'achat pour contraindre les fournisseurs (installés dans l'Union mais aussi à l'étranger) à baisser leurs prix jusqu'à des niveaux intenables, et pour leur imposer des conditions déloyales ".

Mais les consommateurs en pâtissent aussi, car, soulignent les élus, cette pression sur les fournisseurs aboutit à « une diminution des points de vente » et à une réduction de la « palette des produits proposés ». Et celà n'induit aucune baisse des prix, à cause des marges confortables que s'accordent les distributeurs.

A la fin de son enquête, la Commission devra « proposer des mesures appropriées, notamment sous la forme de réglementations, permettant de protéger les consommateurs, les travailleurs et les producteurs de tout abus de position dominante...». Les députés demandent une harmonisation de la législation communautaire, les enseignes opérant de plus en plus à l'échelle transfrontalière. "

 

André Minetto (Nice)

http://www.nicedemocrate.com/

contribution du 1er épisode : ici

 

par force_hyeres
ajouter un commentaire commentaires (1)